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« Dans vingt ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’as pas faites que par celles que tu auras faites.

Alors, sors des sentiers battus. Mets les voiles.

Explore. Rêve. Découvre. »

- Mark Twain -

 

NOTRE HISTOIRE

 

La naissance du projet

Quand nous nous rencontrons, en 2001, Ivan vient de terminer son MBA et d’intégrer un grand groupe de distribution d’articles de sport. Il est arrivé en France deux ans auparavant, après avoir tout quitté au Pérou, son pays natal, avec une seule valise et un diplôme d'ingénieur, parlant à peine français. Moi, je m'apprête à abandonner mes fonctions de pharmacien-ingénieur dans un laboratoire de recherche et développement cosmétique et à entamer des études de psycho.

 

Les années qui suivent voient naître nos enfants et nous appellent peu à peu à sacrifier le confort du salariat d’Ivan pour nous lancer ensemble dans la création d’une petite entreprise de création textile en alpaga, en accord avec nos valeurs et le sens que nous voulons donner à notre vie.      

Durant ces années, centrés sur la construction de notre famille et accaparés par notre nouveau rôle de parents et notre vie professionnelle, nous n’évoquons pas vraiment ce rêve d’aventure partagée, de grand voyage, d’expérience de vie hors du commun qui sommeille en chacun de nous depuis longtemps.

Puis, un soir de janvier 2015, alors que nous lisons ensemble le récit d’une famille en vadrouille, dans nos esprits et dans nos cœurs, une lumière s'allume : un sentiment inexplicable de devoir passer par là, d’être désignés, une intuition, une évidence… En quelques échanges favorisés par cette période de vœux et de nouvelles résolutions, l’idée s’impose à nous : « Allez, à notre tour de vivre une telle expérience, de faire le tour du monde en famille ! »

Et à Ivan d’ajouter : « ... En voilier ! »

Mais oui, jetons-nous à l’eau ! Soyons fous ! On n’a qu’une vie, un jour nous disparaîtrons tous et le temps passe si vite…

« Plus tard il sera trop tard, notre vie c'est maintenant. »

Jacques Prévert

 

 

Quelques heures de discussion et de projection suffisent… Telles les graines dont la germination est engagée, nous sommes désormais littéralement aspirés, portés par ce projet stimulant et euphorisant.

 

Se profile ensuite, assez rapidement, l'idée non pas de partir un an, puis de revenir à notre vie d'avant, mais de vraiment nous séparer de notre vie d’aujourd’hui, notre maison, nos biens, nos attaches… pour vivre cette expérience durant un temps qui se déterminera lui-même, et envisager la suite le moment venu.

 

Le recul

Puis, semaine après semaine, en quelques mois, lentement, sournoisement, la raison revient à elle… Parfois alimenté par les réactions et les projections de notre entourage, le moulin des doutes, des peurs et des résistances s’enclenche. Les unes après les autres, il nous présente toutes les bonnes raisons de ne pas y aller : « De toute façon c’est mort, nous n’avons pas les moyens d’acheter un bateau. Et comment gagner notre vie en voyage ? C’est bien beau de rêver, mais on n’y arrivera jamais... Et changer de vie, on l'a déjà fait plusieurs fois, mais là c’est quand même sacrément risqué, surtout avec quatre enfants.... Et la mer, c’est dangereux ! On ne sait pas suffisamment bien naviguer… Et si ça se passait mal ?... Et puis on est bien là, pourquoi se compliquer l’existence ? Et ? Et ! Et… »

Finalement, tout nous semble transpirer l’impossible… Bien que sortir des sentiers battus nous soit coutumier depuis longtemps, ce projet éclos dans un élan d’enthousiasme se révèle vraiment trop vertigineux, ce rêve inatteignable.

Il serait tellement plus simple et raisonnable d’oublier toute cette folie source de craintes, de risques et de complications, de rester dans notre vie actuelle et connue, de choisir des projets plus normés, plus tracés, plus accessibles, plus rassurants… L'hésitation nous tient, le piège du renoncement commence à nous gagner, notre emballement à s'éteindre, notre rêve à tomber à l’eau...

 

Adopter la confiance

Alors, nous nous souvenons...

Nous nous souvenons qu'il nous appartient, à travers le regard que nous posons sur les épreuves, sur les pierres rencontrées au milieu du chemin, de construire un pont plutôt qu’un mur… Considérer les événements de notre vie comme étant avec, et non contre nous, leur trouver du sens, démasquer et saisir les opportunités qu'ils offrent, tels de vrais cadeaux, et ainsi, avec discernement et persévérance, apprendre et avancer... Au lieu de nous laisser abattre.

« Le grand obstacle, c’est la représentation et non la réalité »

Etty Hillesum

 

Nous nous souvenons qu'il n'y a guère que notre peur d'échouer, que nos freins à oser, à essayer, qui puissent rendre notre rêve impossible.

« Le seul endroit où votre rêve devient impossible est dans votre propre pensée. »

Robert H. Schuller

Nous nous souvenons que notre principale peur, plus grande encore que les précédentes, est celle d’avoir des regrets et des frustrations, si lourds à porter, si toxiques, pour soi-même, pour ceux qui nous entourent, pour le monde… Ne serait-ce pas celui-là, le pire des risques ?

 

Ainsi convaincus que nous avons bien plus à gagner qu’à perdre, nous adoptons la confiance et arrêtons de raisonner en termes de possible ou d’impossible.

 

Se laisser porter par le souffle

Progressivement, nous prenons la main de notre enfant intérieur, cette part de lumière qui nous habite, vraie, sans barrière, source d’énergie, d'enthousiasme, de liberté et de créativité. Vous savez, cette force intime en chacun de nous, cette petite voix intérieure, si souvent étouffée, qui nous convie à nous élancer vers la voie qui sonne juste et vibre en nous…

 

L'embrassant et tendant l'oreille, nous l’entendons murmurer :

« Largue les amarres, mets les voiles, prends le large… Contre vents et marées... »

Alors, nous faisons le choix de l’écouter...

 

Le choix de larguer nos amarres, celles que nos peurs dessinent et qui nous enchaînent au connu, au prévu, à nos croyances, nos conditionnements, nos automatismes, nos préjugés, nos attentes, personnelles, culturelles… Le choix d'apprivoiser ces peurs, de leur faire face, de ne pas les laisser nous asservir, nous cloisonner dans notre zone de confort illusoirement protectrice et sécurisante, et prendre les commandes de notre existence.

Le choix, donc, de ne plus résister, de ne plus entraver notre envol, de libérer notre potentiel de liberté, de mettre nos voiles, d’oser !

Présents et à l’écoute de nous-mêmes, nous voilà prêts à explorer des chemins jamais empruntés, aussi tortueux soient-ils, prêts à prendre le large, cet espace infini d’apprentissages et de croissance dans lequel tout devient possible. Malgré les obstacles…

Dès lors, nous répondons en conscience à l’appel. Inspirés, enthousiastes, confiants, lucides, responsabilisés, déterminés, nous nous laissons porter par notre souffle intérieur afin de nous sentir pleinement vivants, d’expérimenter la joie de suivre nos rêves et de continuer à inventer notre vie.

Et désormais, s’ajoutant au nôtre, le souffle de Mark Twain résonne en nous plus fort que jamais :

 

« Dans vingt ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’as pas faites que par celles que tu auras faites.

Alors, sors des sentiers battus. Mets les voiles. Explore. Rêve. Découvre. »

Mark Twain

 

Se lancer, agir 

Se redessine alors, plus fort encore, notre désir de grand voyage.

 

Ensemble, nous le visualisons. Nous nous le racontons. Certains l'écrivent, d'autres le dessinent. Nous y croyons. Tous.

Si bien que nos actions en découlent…

Côté navigation, durant trois ans, Ivan fait preuve d'un investissement sans faille : enthousiasme débordant, pratique régulière et soutenue, attention maximale à chaque sortie... Il réussit à passer du stade de débutant à celui de l'autonomie en mer !

Côté école, le fait d'envisager l'instruction des enfants durant le voyage nous ouvre les portes d'un nouveau monde, celui de l'instruction en famille. Elle prend tellement de sens et répond si justement aux divers questionnements et problématiques qui nous taraudaient depuis des années que nous décidons de nous lancer immédiatement dans cette aventure, avant même de savoir si nous mènerons à bien notre projet…

Côté pro, la perspective de travailler de façon nomade nous impose de réorienter une fois de plus nos voiles (en fait, j'ai toujours su que j'aurai plusieurs vies professionnelles !). Ivan se forme à la vidéo et se découvre une vraie passion. Pour ma part, après avoir pris goût à la grammaire et à l'orthographe grâce aux merveilleux cours que nous suivons pour l'instruction des enfants, je me forme au métier de relecteur-correcteur. Par ailleurs, je deviens animateur d’ateliers à visée philosophique et de pratique de l'attention (méditation) pour enfants.

 

Côté maison, nous commençons à faire du tri et du rangement par le vide pour nous séparer progressivement de nos biens matériels.

Reste à savoir comment construire et financer le projet... Nous partons d'une page totalement blanche, ça n'est pas simple. Avec davantage de moyens financiers nous serions certainement déjà partis. Ce n'est pas le cas, et c'est bien ainsi : nous sommes poussés à chercher des solutions, à être créatifs, ensemble, en famille, et c’est puissant.

 

Le sens de l’appel : notre mission de vie

Si notre projet a vu le jour suite à un appel apparemment irrationnel, nous devenons rapidement conscients qu'il a sa raison d'être. Mais quelle est-elle ? Quel est donc le sens profond de notre aspiration ?

L'éclaircir nous devenant essentiel, au fil des mois, parallèlement à notre mise en action, chacun réalise un lent travail d'introspection...

Moments forts, précieux, souverains même, de recul, de plongeon intérieur, de connexion à soi, puis à l’autre. Joie de constater qu’au fil des années, depuis cette danse qui nous a assemblés (ah... la salsa !), nous continuons de vibrer sur une même musique, nos quêtes et nos aspirations profondes restant alignées, malgré les vagues de la vie...​

 

« Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre,

c'est regarder ensemble dans la même direction. »

Antoine de Saint-Exupéry

 

Ces retraites intérieures nous permettent en effet de saisir qu’à travers notre impulsion pour ce voyage en famille s’exprime notre désir commun - appelons-le notre mission de vie ou le sens de notre existence - de cheminer vers notre liberté intérieure, de revenir à notre état authentique et essentiel de paix et de complétude qui nous fonde et nous relie tous.

« Dans notre monde qui se dessèche, si nous ne voulons pas mourir de soif,

il nous faudra devenir source. »

Christiane Singer

Depuis des années nous sommes aspirés par ce chemin d'évolution et de croissance vers plus d'éveil, de confiance, de paix et d'unité, embarqués dans le plus grand des voyages, notre voyage intérieur…

« Tout le chemin de la vie, c'est de passer de l'ignorance à la connaissance, de l'obscurité à la lumière,

de l'inaccompli à l'accompli, et de la peur à l'amour. »

Frédéric Lenoir

 

 

Et la route est encore longue.

A chaque instant, elle nous engage à oser. À nous alléger. À rencontrer. À apprendre.

À passer aussi, à transmettre, à partager…

N'est-ce pas là notre rôle d'humain interagissant et interdépendant ? Y a-t-il humanité sans transmission ? Transmettre, remplir notre rôle de passeurs dans ce monde où rien ne nous appartient et où nous ne faisons que passer, notre rôle de semeurs. Transmettre pour que rayonne notre acte de changement individuel conscient et profond, pour qu'il apporte, rêvons un peu, une pierre à l'édification d'un changement collectif.

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde. »

Gandhi

Transmettre, donc…

À nos enfants, en premier lieu, c’est là notre rôle de parents. Quelle formidable responsabilité, dans tous les sens du terme, tant elle se montre aussi merveilleuse et admirable qu’effrayante et redoutable ! Nos enfants sont notre part d'éternité et constituent l'humanité de demain. Chaque nouvelle naissance nous donne carte blanche pour dessiner la voie dans laquelle les conduire. À travers leurs extraordinaires capacités d'apprentissage et leur plasticité, nous détenons un des outils les plus puissants, la clé même, certainement, de la transformation de la conscience collective : l'éducation.

Mais au-delà de l'amour et de la tendresse incontestablement indispensables, que leur transmettre par l'éducation ? Quels enfants voulons-nous offrir au monde ?

 

Après mûre réflexion, ce qui compte pour nous, ce que nous projetons pour eux, correspond parfaitement au concept de « présence à soi » de M. Terestchenko (1) : qu'ils deviennent des adultes « présents » à eux-mêmes, c'est à dire ayant une forte identité propre, intègres, autonomes, conscients, libres et responsables de leurs actes, connectés et fidèles tant à eux-mêmes qu'aux autres, cherchant à répondre à leurs besoins fondamentaux qui sont à la fois « vivre », en portant attention à leurs besoins propres, et « vivre avec », en portant attention aux autres et au monde qui les entoure.

Aller dans ce sens ne va pas de soi, ce n'est pas forcément ce que nous avons appris. Nous devons donc déconstruire, chercher, apprendre. Et chaque jour, nous nous élevons ainsi nous-mêmes en même temps qu'eux.

 

Concrètement, nous tentons de :

- Les sensibiliser à la simplicité, à la sobriété. Pour qu'ils expérimentent que leurs besoins matériels fondamentaux sont finalement assez simples. Pour qu'ils perçoivent, dans le même temps, que leurs autres besoins réellement essentiels sont d’appartenir et de contribuer au monde, notamment en édifiant des liens humains significatifs et en développant des aptitudes et des talents qui leur permettent de s'épanouir individuellement et de collaborer au bien-être du collectif.

- Leur apporter un environnement culturel et relationnel ainsi qu'un espace de jeu, d'expérimentation, d'expression, de rencontre et d'échange propices à nourrir de façon ludique et plaisante leurs dispositions spontanées, leur curiosité naturelle, leur enthousiasme inné et leur soif d'apprendre. Puissent-ils ainsi développer leurs compétences de vie, émotionnelles, perceptives, sociales et cognitives, acquérir des savoirs et des savoir-faire, et apprendre à savoir être et vivre ensemble.

- Les aider parallèlement à développer une pensée créative, libre, capable de discernement, pour qu'ils deviennent autonomes, conscients et responsables.

- Les éduquer à la Terre, en connexion sensorielle, émotionnelle et intellectuelle avec la nature, pour cultiver leur respect spontané du vivant.

 

- Leur accorder des temps d'oisiveté, de respiration, pour apprendre à se connaître, pour rester connectés à leurs besoins, à leurs valeurs, pour rester reliés à leur intériorité, s'y s'ancrer, y trouver un espace de calme et de ressourcement profond. Leur ouvrir le plus large espace possible pour exercer leur créativité, leur intelligence intuitive, pour préserver leur regard d’enfant, cet esprit du débutant qui les rend si frais, si imaginatifs, si inventifs, celui qui leur permettra, leur vie durant, d'être pleinement présents à eux-mêmes, de rester à l’écoute de leur cœur, de rêver librement leur vie, de se risquer à vivre leurs rêves, d’oser écrire leur propre voie… Celui qui ouvre, en définitive, le domaine des possibles…

En somme, puissent-ils s'épanouir et s'adapter au monde mystérieux de demain, laisser surgir et diffuser le meilleur d’eux-mêmes, devenir des êtres profondément fraternels, respectueux de la vie et des hommes, et contribuer en conscience et en responsabilité à des relations plus sensées, plus respectueuses et plus pacifiques dans une société de plus en plus bouleversée par la montée de l’individualisme et la perte de valeurs et de repères.

Et puis, transmettre plus largement… Autour de nous. Au-delà de nos enfants. 

Passer, donner, comme nous recevons. Remplir notre rôle de passeurs dans ce monde où rien ne nous appartient et où nous ne faisons que passer, notre rôle de semeurs. Humblement et simplement, mettre en commun ce qui nous inspire et nous éveille. Partager, contribuer, faire notre part…  

Ainsi, à dessein d'oser, de nous alléger, d'apprendre, de rencontrer et de partager, pour nous transformer individuellement et contribuer, par la même occasion, à nous transformer collectivement, nous investissons dans la simplicité, les expériences partagées, les projets communs, la famille, l’humain, la culture, la nature… qui gravent des souvenirs, nous rassemblent, nous enracinent, nous nourrissent, nous construisent et nous donnent des ailes.

 

Le voyage est un moyen, un chemin, une école

Et donc, cet appel du voyage ? Quelle est sa raison d’être ?

 

Notre introspection l'a révélé : ce voyage n'est ni de longues vacances, ni une pause, ni une fuite.
 

Il n’est pas non plus une finalité. La finalité, c’est notre mission de vie, notre cap vers l'Essentiel. Et elle justifie les moyens… Et parmi tous ceux qui se présentent sur notre parcours de vie, sur celui de nos enfants, le voyage en est un...

Un moyen, une expérience au service de notre connexion au Monde, à la Nature, à la Terre, à l'immensité, à Soi, à notre essence profonde et commune à tous, au-delà des différences.

 

Un chemin presque initiatique, une traversée, pour rencontrer, nous rencontrer, nous confronter, bien au-delà des frontières géographiques et culturelles, à nos frontières personnelles, nous bouleverser, nous transformer et façonner nos existences. Tel un pèlerinage.

Une école pour nous élever tous les six vers plus de lumière et de sagesse. Un outil supplémentaire sur notre chemin de parents, dans notre « boîte à outils éducative », pour nous aider à accompagner nos enfants vers les valeurs que nous considérons essentielles : l’authenticité, la liberté, la responsabilité, l’autonomie, l’humilité, la simplicité, l’honnêteté, l’ouverture, la générosité, la conscience, la confiance et la fraternité.

« Voyager, c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. »

Marc Thiercelin

 

 

Ce voyage revêtant tellement de sens, nous le confondons, pendant un temps, avec une expérience absolument nécessaire, un besoin impératif et urgent auquel nous nous agrippons, comme si notre bonheur en dépendait. Cette pression presque anxiogène que l’on s’inflige parfois à soi-même...

 

Petit à petit, cahin-caha, nous lâchons prise.

 

Tout d’abord parce que nous comprenons que si ce voyage tant désiré est un outil, un passage dans le grand voyage de notre vie, il n’est pas le seul dont nous disposons pour poursuivre notre mission. Tant d'autres itinéraires sont possibles !

 

« C'est une chose de penser que l'on est sur le bon chemin, une autre de croire que ce chemin est le seul. »

Paulo Coelho

Ce n’est pas la destination qui importe, c’est le chemin

Par ailleurs, n'est-ce pas le chemin lui-même, instant après instant, qui compte davantage encore que sa destination ? C’est lui, le chemin vers ce voyage en famille, tout comme le grand chemin de notre vie, qui nous indique la meilleure façon de parvenir à notre objectif, et qui nous fait grandir à chaque pas.

 

Avec des hauts et des bas inévitables, nous réussissons donc à nous laisser porter par cet intense désir de voyage, délaissant au maximum toute attitude d'attente, renonçant à tout contrôler, accueillant ce qui se présente à chaque instant, tel qu'il se présente, louvoyant au gré des opportunités, ouvrant les portes, les unes après les autres, tirant parti de chaque étape, même des plus difficiles... avec confiance, ouverture, curiosité, patience, persévérance et enthousiasme…

En d’autres mots, nous avons mis le cap sur notre rêve et tenons activement la barre, en nous détachant du résultat, du dénouement, sans nous inquiéter de l’arrivée. Nous nous en occupons sans nous en préoccuper.

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »

Antoine de Saint-Exupéry

 

Nous élargissons ainsi le champ des possibles et creusons un chemin riche de sens.

 

Un chemin grâce auquel nous avons pu mettre à jour nos aspirations les plus profondes et clarifier ainsi l’orientation que nous souhaitons donner à notre existence.

 

Un chemin qui nous donne chaque jour l’opportunité d’accorder tous deux encore davantage nos violons et de resserrer les liens familiaux grâce à l’implication de chacun dans ce projet commun motivant car éclairé et inspirant.

 

Un chemin qui ne cesse de nous ouvrir des horizons inattendus, qui nous permet d’apprendre, de rencontrer, de construire et d’avancer davantage, individuellement, en couple et en famille…

 

C'est vraiment magique les projets dessinés par l'élan du cœur ! Ça porte bien au-delà de ce que l’on peut imaginer...

« Ce n'est pas le nom d'un sommet que nous avons gravi qui nous transforme,

mais la présence et l'amour que nous avons mis dans la marche. »

Frédéric Lenoir

 

Malgré les difficultés, les nombreux moments de doute et de découragement sur lesquels nous tentons de surfer, nous sommes plus vivants que jamais, renforcés dans notre désir d'être, de créer, de grandir, de partager. Et nous vivons au quotidien une puissante, fédératrice et heureuse traversée où chaque étape reste à inventer...

... un voyage 😉

(1) Michel Terestchenko, Un si fragile vernis d'humanité. Banalité du mal, banalité du bien, La Découverte/Poches, 2007

« Liberté et autonomie

s'enracinent dans l'attachement. »

- André Stern -

 
 

une ancre et des voiles ?

Telles des racines et des ailes, à transmettre à nos enfants...

Une ancre structurante, contenante. Un socle soutenant, stabilisant.

Tout d'abord pour s'ancrer en eux-mêmes : selon nous, l'enjeu n'est pas seulement de les aider à édifier de solides fondations intérieures (une sécurité affective, des valeurs fortes, des compétences de vie...), mais également de leur transmettre la capacité de s'y connecter, de se relier à cet espace intérieur de sécurité et de calme, à ces ressources profondes dans lesquelles puiser force, confiance, sérénité leur vie durant...

Et bien sûr pour s'ancrer dans le monde : des repères stables, des relations significatives et solides, des partages riches de sens, une connexion avec l'ensemble du vivant et avec la nature, de la culture pour se relier aux Hommes du passé et du présent, qui partagent les racines communes de l’Humanité… Ces doubles liens horizontaux et verticaux permettant de satisfaire leurs besoins essentiels d’appartenance et de contribution au Monde.

Des voiles « potentiel de découverte, d'apprentissage, de croissance et de liberté »...

Et, surtout, qu'y soit insufflé sans relâche leur indispensable carburant, l'engrais dont nous disposons tous en arrivant au monde : le souffle du cœur, l'enthousiasme, l'émerveillement, l'élan de Vie, rêveur, curieux, imaginatif, libre et créatif… tout ce qui constitue cette âme d'enfant à laquelle nous, adultes, avons souvent tant de mal à nous connecter, qui a été comme congelée, mais qui est bien là, sous la glace.

L'éducation, n'est-ce pas également de cultiver cet engrais, de préserver l'âme d'enfant de nos enfants !?

Une ancre et des voiles, indissociablement nécessaires à leur équilibre.

Puissent nos enfants être ainsi à la fois reliés et libres.

Tels des voiliers, puissent-ils se sécuriser en jetant l'ancre, se ressourcer dans leur port d'attache.

Dans cet espace de calme, ce refuge, puissent-ils écouter tranquillement les appels du vent, les appels du large, sans jamais les étouffer.

En confiance, en conscience et en responsabilité, puissent-ils y répondre sans frein, se risquer librement à l'aventure, assurés de toujours s'adapter à la puissance et au sens du vent pour orienter leurs voiles et dessiner leur propre voie, dans le vaste monde.

 

N'est-ce pas la clé d'un accord entre soi et les autres, d'une paix à la fois personnelle et collective ?

Une ancre et des voiles pour nous deux…

L’ancre et les voiles, ce sont aussi les nôtres...

Indispensables le long de notre chemin de vie, de notre chemin de parents, pour garder notre stabilité, notre équilibre, notre enthousiasme, notre ligne...

Indispensables dans notre projet de grande croisière, au sens propre comme au figuré. Des voiles pour quitter notre zone de confort, oser l'inconnu, explorer de nouveaux espaces, apprendre, rencontrer, grandir… Une ancre pour trouver sécurité, faire face aux peurs et aux pertes de repères, assumer nos choix potentiellement déstabilisants, garder notre cap, nous raccrocher à nos valeurs, nous relier à notre port d'attache, aux autres, et partager...

Une ancre et des voiles pour nous tous…

Enfin, c'est aussi d'une ancre et de voiles que nous faisons vœu pour nous tous, humains qui partageons les même racines. Pour que le plein potentiel, le meilleur de chacun puisse se déployer de façon singulière et se mettre au service du collectif et de notre vie sur Terre.

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