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  • Marion

Un voyage dans le temps, une invitation à la contemplation... Le train à vapeur des Cévennes




Il fait très chaud, cet après-midi de juillet, dans la petite gare d’Anduze. Nous attendons sur le quai, comme si nous allions prendre le TGV, juste un peu plus impatients… Lorsque le train arrive en gare, locomotive à vapeur en tête et signal sonore retentissant, nous plongeons immédiatement dans le temps… Le bruit du train qui rentre en gare, la locomotive qui crache sa vapeur, les wagons aux sièges en bois laqués, les fenêtres sans vitre... Décor et ambiance assurés, c'est encore mieux qu'au cinéma !


Nous montons et prenons place, prêts à partir pour ce voyage singulier.


En attendant le départ à la gare d'Anduze

C’est en 1879 qu’est né le projet de cette ligne de chemin de fer gardoise. Grâce à la conviction de René Boudon, banquier et filateur, puis maire et conseiller général, le projet se transforme en réalité et les travaux commencent en 1905 et durent quatre ans.


La ligne est inaugurée en 1909. Elle mesure 14 kilomètres et comporte trois gares : Anduze, Thoiras et Saint-Jean-du-Gard. Les ouvrages d'art sont imposants : un pont métallique et neuf viaducs pour un total de cinquante-quatre arches, trois tunnels et trois galeries voûtées.


Elle est exploitée pour le transport des voyageurs et des marchandises, notamment les soieries du Gard. Le trafic des voyageurs cesse en 1940, pendant la guerre. Les années 50 voient un retour du fret lié à l'exploitation du bois, mais l'activité ne cesse de décliner. Finalement, en 1971, la SNCF interrompt l'exploitation de la ligne. Le déclassement et l'enlèvement des rails sont envisagés.


La ligne des Cévennes est alors sauvée par une association de passionnés, la Citev (Compagnie internationale des trains express à vapeur), née de leur volonté de faire circuler occasionnellement des trains historiques à vapeur privés sur les lignes de la SNCF et de faire de la figuration cinématographique. L'association « Train à vapeur des Cévennes » est créée et le projet de train touristique devient réalité en 1982. L'exploitation est un succès, le train transporte environ trente mille voyageurs chaque saison...


Et voilà que nous en sommes, de ces voyageurs privilégiés ! Quel bonheur pour nous tous de pouvoir aujourd’hui profiter de ce train et également participer à ce que sa vie perdure… Gratitude.



Départ de la gare d'Anduze

Nous démarrons… A la sortie d’Anduze, nous empruntons directement un long tunnel et recevons aussitôt une bouffée de poussière de charbon dans les yeux ! Pourtant nous nous sommes sciemment installés dans le dernier wagon, le plus éloigné de la locomotive, parce que nous imaginions avoir ainsi une meilleure vue sur l’ensemble du train et sur la locomotive. C’était sans compter cette histoire de fumée… Quelle bonne décision donc !!


Au bout du tunnel, le paysage gardois de collines et de cours d’eau se dévoile. Douce allure et bercement cadencés par le bruit rythmé des vieux trains nous invitent à voyager dans le temps et en même temps à saisir cet instant présent, à prendre le temps de contempler cette vue splendide. Depuis les ponts, en surplombant le Gardon, des fenêtres du train sortent une multitude de bras qui s’agitent pour saluer les quelques baigneurs sauvages, si petits depuis notre hauteur.



Passage au-dessus du Gardon et bonjour aux baigneurs sauvages

À l'arrivée à la Bambouseraie, nous n’avons pas le temps de descendre pour la visiter, à regret : nous sommes partis trop tard, nous ne pourrions pas avoir le dernier train pour le retour. Il faut, pour faire tout le trajet en train entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard et en plus visiter la Bambouseraie, prévoir de partir d’Anduze vers midi au plus tard.



La Bambouseraie

Nous arrivons ensuite à Saint-Jean-du-Gard pour une quinzaine de minutes de pause, le temps de changer la locomotive à vapeur par un diesel et de remonter dans le train. Nous choisissons un autre wagon, ils sont tous différents, pour changer de point de vue et faire un autre voyage…


A la fin du parcours, alors que nous étions, au début, accrochés aux fenêtres, plein d'entrain, nous profitons maintenant de nos sièges, repus par tant de bercement et de contemplation.

En sortant du train, je comprends que le jour était mal choisi pour porter des vêtements clairs : nous sommes noirs de suie !




Cette promenade en apparence anodine nous a dévoilé un bel exemple de l'adaptabilité des hommes qui, confrontés au déclin d'une activité économique, ont su en développer une autre tout en valorisant leur patrimoine. D'une fonction de transport de voyageurs et de marchandises, le train est passé à une fonction touristique. Et c'est également grâce à tous ceux qui, comme nous, ont emprunté ou emprunteront cette ligne que l'activité perdure et que l'histoire continue...



Notre vidéo

Nous vous embarquons en images dans ce moment magique :



La BD de Claire


Pour voir les autres planches du Carnet de voyage de Claire, c'est ici.


Pour en savoir plus sur le train à vapeur des Cévennes, en famille...

Nous avons regardé cette vidéo du site Cévennes Tourisme :




Et pour tout comprendre du fonctionnement du train à vapeur, comme d'habitude Fred et Jamy sont là :




Informations pratiques

Vous trouverez toutes les informations sur le train à vapeur des Cévennes sur www.trainavapeur.com ou au +33(0)4 66 60 59 00.



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